Commentaires Citizen Maria

12 commentaires pour Commentaires Citizen Maria

  1. EMMANUEL dit :

    Bonjour Maria,

    J’ai récemment eu l’occasion de visionner le reportage t’étant consacré, et j’ai trouvé le témoignage de ce dernier juste et réaliste. Beaucoup de gens de notre génération en France se trouvent dans une situation identique à la tienne. Je me permets de t’afficher tout mon soutien dans ton combat en espérant de tout coeur que tu puisses trouver enfin un emploi rémunéré à la juste valeur de tes longues études.

    Amitiés Franco-Grecques

    EMMANUEL. 30 ans.

  2. Manos dit :

    Un petit commentaire sur les interventions des « jeunes » grecs (ils ont largement la trentaine…). Certes, les erreurs des générations précédentes retombent sur la jeunesse qui veut « changer de système ».

    Comme le dit un intervenant, « chaque grec doit 30000 EUR » à l’État. Je suppose que c’est la dette publique par tête. Mais cette même jeunesse a aussi profité de la manne en élevant son niveau d’études (les parents se saignent pour payer des cours privés dès le début du Collège, des études de 3e cycle à l’étranger).

    Tous les soirs, les jeunes remplissant les cafés, les bars et les boites pratiquement tous les jours tout en vivant « chez papa – maman ». Et quand ils se marient, les couples grecs, reçoivent de la part des deux familles, non pas riches mais des classes moyennes ou moyennes supérieur, voiture, équipement, parfois appartement.

    Bref, la « génération 700 EUR »(et bientôt 500 EUR) a surtout besoin de voler de ses propres ailes, couper le cordon et compter sur un système plus « méritocratique ».

  3. Dimitrios Skopelitis dit :

    Il est très intéressant que vous ayez la possibilité de sonder des jeunes issus de « prismes » différents. En ce qui me concerne, je peux en amener un troisième.

    Je suis un jeune Grec de la génération des 700, où qui aurait dû l’être: à l’age de 12 ans, j’ai emménagé à Genève avec mes parents. J’ai donc échappé à la réalité grecque. Les amis toutefois que j’ai laissé à Athènes font bel et bien partie de cette génération.

    Je suis actuellement enseignant en formation et je touche 5000 CHF/mois (environ 3745 EUR) en travaillant à 60%. Je peux vivre de manière aisée dans une des villes les plus chères au monde.

    Ces amis, qui ont autant de diplômes – si ce n’est plus – que moi, n’ont souvent pas de travail, sont obligés d’accepter des petits boulots, pour des salaires cumulés qui ne leur permettent de quitter la maison familiale. Lorsque je compare ainsi mon quotidien au leur, je ne peux me permettre d’affirmer que je vis la même réalité.

    Donc oui, de mon point de vue, les la jeunesse grecque est moins bien lotie que d’autres en Europe. A moins que l’on considère la Suisse comme une exception non européenne, ce qui, dans le cas précis est loin d’être vrai.

  4. Noussis dit :

    Je vous remercie ainsi que l’équipe d’Alexia et les autres intervenants pour ce magnifique travail en profondeur sur la réalité grecque d’aujourd’hui.
    Bien sûr je n’ai pas appris des choses nouvelles car je connais un peu cette réalité étant grec de la diaspora en France, mais je trouve votre positionnement, vos questions sur la société d’une grande maturité politique.

    J’ai moi-même vécu l’expatriation dont vous parlez il y a maintenant 30 ans pour, à la fois, chercher un avenir meilleur après l’échec aux « Panélliniès » et pour me détacher progressivement d’une « cellule familiale » un peu étouffante. Je peux dire avec le recul que j’ai eu raison avec mon père de tenter cette solution. Les perspectives professionnelles pour un historien comme moi étaient autrement plus attrayantes dans l’Éducation Nationale en France plutôt qu’en Grèce : Agrégation, méritocratie, perspectives de carrière d’un côté et liste « épétirida » pendant 20 ans, piston et peu d’évolution de l’autre. Mon choix s’est vite fait au milieu des années ’80 et je ne le regrette pas. Je ne peux donc qu’encourager les jeunes qui le souhaitent à migrer en Europe de l’ouest et du nord (nos droits sont les mêmes dans l’UE) car, contrairement à ce qui se dit dans les milieux conservateurs allemands, la grande majorité de la jeunesse grecque a envie de briller par
    son travail et n’est pas juste bonne à dépenser l’argent de papa maman.

    Encore merci pour ce beau projet et pour la vivacité et l’intelligence dont vous faites preuve.

    Emmanuel Noussis
    Strasbourg
    France

  5. JB dit :

    Maria, vous n’avez pas le choix. Le philosophe Alain enseignait que l’optimisme est de volonté et le pessimisme de nature. Il est nécessaire de positiver la situation et votre situation individuelle. Prenez le tout comme un enjeu (challenge), l’enjeu de votre vie et celui de votre cher pays. L’Etat grec aura à perfectionner son organisation. Les Grecs ont un grande capacité se survie, ils gagneront. La créativité est le maître mot pour l’humanité et la Grèce. Les Grecs vont réussir. La Grèce va réussir. Vous allez réussir !

  6. Manos dit :

    Interview d’un syndicaliste de la fonction publique

    Très belle interview bravo ! Sans complaisance mais avec un sens aigu de l’écoute et du dialogue des deux côtés d’ailleurs. Connaissant un peu la réalité grecque (je suis grec de la diaspora) je souscris à la fois au portrait d’une fonction publique pléthorique ici, défaillante là, en tout cas mal organisée, bureaucratique et incapable de satisfaire convenablement, en termes de qualité du service, les besoins de la population. C’est d’une véritable révolution copernicienne qu’a besoin l’administration publique grecque.

  7. Manos dit :

    Manifestation

    C’est bien de montrer « le peuple en lutte » mais il faudrait dire que ces partis « marxistes léninistes » ne représentent que 5 – 6 % de l’électorat. Leurs slogans : « à bas l’impérialisme », appels à la révolte contre le capitalisme etc., sont surannés et n’expriment pas du tout les idées de la grande majorité des citoyens grecs. Ils essayent d’exploiter la situation, comme l’extrême droite du parti « LAOS » mais je ne pense pas qu’ils incarnent un quelconque avenir pour la Grèce.

  8. Charitos dit :

    Pauvreté

    De père grec et de mère francaise, élevé en Grèce dès l’âge de sept ans, je connais bien ce pays; ou du moins, je le connaissais bien, car le pays a bien changé depuis mon enfance.

    je suis d’accord avec Maria quand elle dit que l’immigration est un phénomène reçent en Grèce puisque c’est un pays qui est resté un pays largement homogène d’un point de vue sociologique jusqu’au début des années 1990. Par contre, je ne suis pas d’accord avec elle quand elle dit que la pauvreté est un phénomène récent en Grèce. Dans les années 1960 et 1970, j’ai connu une Grèce pauvre, voire très pauvre. Et c’était quelque chose qui m’avait choqué d’autant plus que contrairement à mes amis grecs qui ne quittaient jamais le pays, je voyageais régulièrement en Europe et je voyais bien la diffeerence entre des pays comme la France et la Grèce. Mais, ce qui n’existait pas (ou du moins n’existait pas encore à l’échelle de ce qui existe aujourd’hui en Grèce), c’était la disparité entre les différente tranche sociale. Bien sûr, il y avait des gens riches en Grèce, mais la grosse majorité de la population se tenait dans un tranche de revenus assez restreinte somme toute et donc la pauvreté était beaucoup moins évidente qu’elle ne l’ait aujourd’hui. D’autant plus que, comme l’a soulignée Maria, la solidarité sociale et familiale jouaient beaucoup à l’époque et servait à resserer le tissu sociale afin que personne ne passe entre les mailles.

    J’aime beaucoup cette enquête qui est nécessaire afin d’éduquer le reste de l’Europe sur la réalité de la Grèce contemporaine.

    Stépahne Charitos

  9. Robert Weiss dit :

    Maria raises a good point:

    Maria raises a good point: the situation of young people is not being considered in Brussels, the young will have to suffer for the faults of their parents.

  10. Sarah dit :

    Soros interview

    George Soros says that he is for stronger financial regulations, but what is he willing to accept for himself and his big investment company? I wonder what Maria thinks of this!

  11. Larry Frank dit :

    Soros perspective

    Mr. Soros usefully explains the difference between Germany’s worries about maintaining a financial balance, compared with other European countries’ focus on unemployment

  12. kim spencer dit :

    Citizen Maria 700

    Its interesting to hear Maria’s parents talk about the crisis in Greese and their point of view. I wonder what her sister in the US thinks, from that vantage point?

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